Edito



Nos 30 ans sont passés. Nous avons entamé cette nouvelle décennie pleins d’espoir, de doutes également, mais plus sûrs de nos forces et sans relâcher nos efforts. Toujours animés par la volonté de favoriser l’émergence de jeunes artistes et l’accompagnement des nouveaux projets de compagnies plus confirmées, nous affirmons notre identité cette nouvelle saison.

Fidèle soutien du théâtre musical, nous sommes heureux de retrouver, plus de dix ans après leurs débuts au Théâtre des Marronniers, de jeunes artistes lyriques qui poursuivent actuellement de très belles carrières en France et à l’étranger : Guillaume Andrieux (nominé en 2016 parmi les trois « Révélation artiste lyrique » des Victoires de la Musique Classique) dans Les années folles, Stéphane Meygret dans C.E.L.I.A., Majdouline Zerari dans Maria-XIXe-Star.

Théâtre d’auteur, nous continuons d’accueillir les nouvelles écritures avec les jeunes dramaturges issus de l’ENSATT (Apéritive), Aurélien Delsaux (Madame Diogène premier roman publié chez Albin Michel en 2014) ou encore la résidence-création de l’Atelier Vipère pour l’écriture de Mon(s)tre. Sans oublier les écritures de Jean-Luc Lagarce, Fernando Pessoa, Daniil Harms et bien d’autres…

Engagé aux côtés de la formation professionnelle, le théâtre pérennise également cette saison ses partenariats avec la SEPR, l’école Emile Cohl, le Conservatoire de Lyon et l’ENSATT.

Enfin, l’immeuble du 7 rue des Marronniers s’affirme depuis 2014 comme un lieu de mémoire des politiques de l’éducation, de la jeunesse et de la culture. En son sein et sous la conduite éclairée de Michel Kneubühler, chargé d’enseignement à l’Université Lumière Lyon 2, le Théâtre des Marronniers devient donc un lieu de transmission du savoir en organisant une série de conférence sur les politiques culturelles (1936-1946-2016/2017 : du droit à la culture aux droits culturels) avec, entre autres, la présence très attendue de Jean-Pierre Saez, directeur de l’observatoire des politiques culturelles de Grenoble, le 11 avril.

« Naître, ce n’est pas compliqué. Mourir, c’est très facile. Vivre entre ces deux événements, ce n’est pas nécessairement impossible. » Jean Luc Lagarce